Sans image (ou presque)


11 avril 2012, il a neigé la nuit dernière...

30 mars 2013, malgré la pluie, la neige est encore bien présente...

Ce matin, j'en profite pour faire le point sur les animaux les plus difficiles à observer.


Le lynx est étonnamment facile à photographier. Il est peu farouche et lors de nos rares rencontres (voir mes histoires Ma première rencontre avec le lynx et Ma deuxième rencontre avec le lynx), ma présence ne l'a jamais vraiment inquiété.

Suite à une information concernant la présence d'un lynx, je décide de repérer les lieux où l'animal a été observé. Après quatre heures de crapahutage, je l'imagine se promenant le long des rochers sous un beau soleil hivernal. Une semaine plus tard, il fait un temps superbe, je décide alors de retourner là où je l'avais imaginé. Après une demi-heure d'attente, mon troisième lynx apparaît comme dans un rêve !


Il n'y a eu qu'une seule rencontre, fugitive, avec la belette1. J'ai malgré tout pu l'identifier car elle est plus petite et ne possède pas le bout de la queue noire, ce qui la distingue de l'hermine.


À la question : quel mammifère est le plus difficile à photographier ? Je réponds sans hésitation : la martre des pins.

Animal crépusculaire et nocturne, sauf en été où elle s'active également le jour. J'ai eu la chance de la croiser environ 3 à 5 fois par an, essentiellement au mois de juillet, et le plus souvent, environ 1 à 2 heures après le lever du soleil.

Une seule fois, mais c'était avant l'acquisition de mon numérique, j'aurais pu la photographier facilement car tel un écureuil, elle m'observait assise sur une branche avant de bondir sur l'arbre à proximité.

Mais hélas, au sol, la martre disparaît au moindre mouvement suspect. J'ai souvent maudit les pétasites avec leurs très grandes feuilles, où elle se dissimule en moins de temps qu'il ne faut pour le dire !

Depuis la situation a bien changé : l'été dernier, j'ai photographié trois martres des pins.


Concernant les rapaces, j'ai pu observer un couple d'aigles royaux planant au-dessus de la Forêt du Massacre. Mais hélas, les photographies obtenues (*) sont décevantes.

On peut, malgré tout, y voir une buse variable pourchassant l'un des deux aigles car souvent, chez les oiseaux, l'attaque est la meilleure défense.


En début d'après-midi, j'aperçois un arbre mort avec deux trous béants, à environ cent cinquante centimètres du sol.

Ma curiosité me pousse à regarder à l'intérieur. Et des profondeurs de l'arbre, complètement vidé du bas jusqu'aux deux ouvertures, deux ailes surgissent à hauteur de mon visage.

Surpris, même si j'en avais eu l'intuition, je me recule brusquement et une chouette (de Tengmalm ?) s'envole sans que j'aie eu la possibilité de la photographier.

Au mois de juin dernier, avec prudence, j'ai photographié plusieurs fois un juvénile chouette hulotte ainsi que sa mère. Il est souvent plus facile de photographier les rapaces nocturnes2 au moment des premières sorties hors du nid.


Dernièrement, j'ai levé une bécasse des bois. De la taille d'un pigeon, elle est reconnaissable à son long bec et à son vol silencieux.


J'ai également rencontré quelquefois le coq grand tétras3. Le plus souvent, il était tout simplement, au bord de la route.

Ainsi, en fin de journée, j'ai pu observer une poule avec quatre ou cinq juvéniles (voir Poule grand tétras).

Juvénile grand tétras
(Une image style bédé peut en cacher une autre. Cliquez cette image, et ainsi de suite)


Une autre fois, juste après la tombée de la nuit, j'ai croisé un animal qui s'enfuyait devant moi et qui m'a laissé pantois et dubitatif.

Plus grand qu'un renard et d'un aspect fort différent du lynx, aurais-je croisé un jeune loup ?



1. 10 avril 2010, je l'avais pris pour une hermine !
2. Octobre, le mois de la chevêchette ! (2015 et 2014)
3. 2015, six rencontres avec le regretté Dr.G et Mr.T dont Un coq grand tétras ! et Le dernier rendez-vous...